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Blog de l'exposition Terres de papier, cartographie ancienne présentée au CIAP du château de Sainte-Suzanne, du 08 juillet au 06 novembre 2011.

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L’exposition Terres de papier se termine et l’équipe du CIAP poste son dernier commentaire aujourd’hui.
Nous espérons avoir sucité votre curiosité. L’espace mobile se fermant, vous pourrez retrouvez les cartels numériques en cliquant ici.
A bientôt sur le web ou au château de Sainte-Suzanne…

L’exposition Terres de papier se termine et l’équipe du CIAP poste son dernier commentaire aujourd’hui.

Nous espérons avoir sucité votre curiosité. L’espace mobile se fermant, vous pourrez retrouvez les cartels numériques en cliquant ici.

A bientôt sur le web ou au château de Sainte-Suzanne…

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→ Le blog mobile de Terres de Papier: Le cabinet de l'arpenteur

terres2papier:

Les géographes du 17e-18e siècle sont considérés comme des scientifiques disposant d’une érudition entretenue en bibliothèque ou lors de conversation de salons. Les experts relevant sur les terrains angles et distances sont les arpenteurs géomètres.

La famille des Cassini, à la tête de l’observatoire de Paris tout au long du 18e siècle va changer cet aspect en faisant parcourir de façon systématique le royaume de France afin d’en dessiner les contours les plus exacts.

Pour aller plus loin :

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La Mayenne se dessine

terres2papier:

La création du département de la Mayenne n’a pas été simple.
Le dessin de sa frontière Nord dépend d’une longue histoire.

Au 19e siècle, une identité du département se met en place.

Pour aller plus loin :

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Des livres de cartes

terres2papier:

Les atlas figurent parmi les livres les plus vendus du 16e et du 17e siècle. Présents dans de nombreuses bibliothèques, la plupart nous sont parvenus, certains mêmes sont numérisés.  

Pour aller plus loin :

 

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(Source : )

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Dans le cadre de la sénéchaussée du Maine, Gandouard et Ruillé sont avant tout des arpenteurs. Malgré un état apparemment modeste cette fonction est importante sous l’Ancien Régime. Depuis 1575 et un édit royal d’Henri III, l’arpenteur détient un office dont la création est une prérogative régalienne : on parle dès lors souvent d’arpenteur juré. À partir de 1702, les titulaires portent le titre « d’arpenteur, priseur et mesureur de terres » et peuvent ajouter « royal » à cette nomenclature. En tant que remplaçants de deux arpenteurs, Gandouard et Ruillé sont amenés à occuper cette même fonction. Cependant, leur parcours personnel antérieur leur permet d’y ajouter quelques compétences.

On sait peu de chose sur eux : Gandouard est né en novembre 1727 au Mans, dans la paroisse Saint-Benoît ; il est le fils d’un marchand grainier et n’a que sept ou huit ans à la mort de sa mère. Ruillé est un peu plus jeune : il naît le 26 avril 1731 et est baptisé le lendemain par le curé de La Suze. En tout état de cause, rien ne semble les prédisposer à la fonction d’arpenteur et encore moins à celle de géomètre. Pourtant, tous deux deviennent arpenteurs des Eaux et Forêts à la maîtrise du Mans en 1765. Entre temps, ils ont donc appris les règles de l’arpentage et de la cartographie, peut-être dans le cadre de l’école de dessin existant au Mans depuis 1759. Cette école, fondée par Picard Duveau, ancien capitoul de Toulouse « natif de Saint-Ouen en Champagne », tient ses cours dans une des salles de l’hôtel de ville. Selon l’annuaire de la Sarthe, on y apprend « les différentes parties du dessin […] ainsi que la perspective et le paysage, de la géométrie pratique, de l’architecture […] » et cette école existe dans le but avoué de « la perfection des arts et métiers en faveur de ceux […] qui ne sont pas fortunés ». Le lien entre cette école et le milieu des arpenteurs, des géomètres et des feudistes semble attesté par la présence comme seul et unique professeur en 1789 de M. Lorcé, domicilié rue de Saint-Pavin, un patronyme que l’on retrouve à plusieurs reprises dans l’inventaire des archives départementales de la Sarthe, notamment associé au prénom d’Isaac Julien. En 1793 celui-ci est désigné comme feudiste et exécuté pour son appartenance à la chouannerie. Probable également est l’importance de la formation sur le tas, auprès d’un géomètre ou d’un feudiste. En tout cas, leurs capacités sont vérifiées car ils sont envoyés tous deux successivement face à Prieur du Perray, arpenteur à Baugé en Anjou, dont la fonction annexe est de vérifier les compétences des nouveaux arpenteurs de la maîtrise de Touraine, du Maine et d’Anjou. Avec l’acquisition de l’office, Gandouard et Ruillé ne sont plus seulement « arpenteurs » mais deviennent « arpenteurs des Eaux et Forêts ».

Tous deux sont mentionnés dans l’annuaire du Maine au titre d’arpenteurs géomètres experts de la sénéchaussée et des Eaux et Forêts. S’ils sont employés au sein de ces administrations, l’annuaire mentionne également leurs adresses successives, ce qui semble faire d’eux de véritables prestataires de services. Jusqu’en 1789, Gandouard loge rue Dorée, près du bureau des tailles au Mans, avant de déménager pour un bordage, acheté en 1774 paroisse de Sainte-Croix, à la suite de son mariage en 1772. Ruillé déménage également en 1789 de la rue du Mûrier pour la place des Halles, toujours au Mans. Les fonctions officielles de Gandouard et Ruillé permettent d’en savoir un peu plus sur eux, à la différence de certains feudistes qui peuvent rester totalement anonymes. Néanmoins, il demeure, notamment autour de leur apprentissage, des zones d’ombres qui ne peuvent à l’heure actuelle être levées.

Ainsi, des éclairages supplémentaires doivent-ils être apportés par l’examen des affaires traitées. Leur total, réparti entre 1769 et 1790, est assez impressionnant, de l’ordre de plusieurs dizaines. Néanmoins, chaque affaire ne nécessite pas la confection d’un plan, loin de là. Gandouard et Ruillé sont en premier lieu employés pour toutes les affaires nécessitant l’arpentage d’une terre ou d’un bois, sans pour autant que la réalisation d’un plan soit nécessaire. Ils sont également affectés à la rédaction de « montrées » pour les « héritages » de la sénéchaussée ou pour des successions litigieuses. Enfin, ils sont utilisés pour vérifier l’état de bâtiments ou d’infrastructures comme les cimetières.

Extrait de l’article de Yorick Mignot, L’utilisation du plan en justice au XVIIIe siècle, Paru dans Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, 114-1 |  2007.

=> Consulter l’article sur le site web
=> télécharger l’article au format PDF

(via terres2papier)

(Source : )

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La Mayenne est très présente sur les cartes les plus anciennes de l’exposition « Terres de papier ». Si l’on examine celles qui illustrent la géographie antique de la Gaule, on se rend compte que la totalité des cités gallo-romaines n’est pas représentée, loin de là, mais qu’une cité revient presque systématiquement : celle des Aulerques Diablintes, avec sa capitale Noviodunum (généralement écrit Neodunum, transcription littérale du mot grec employé par le géographe Ptolémée au 2e siècle).
On voit que les savants du 16e siècle se demandaient déjà où localiser cette cité. La bonne réponse n’a été trouvée qu’en 1739, date à laquelle l’abbé Lebeuf, chanoine à Auxerre, a démontré que Noviodunum était Jublains et donc que les Diablintes étaient dans ce qui est devenu le département de la Mayenne. Auparavant, les cartes traduisent une certaine errance à travers la péninsule armoricaine, mais quelques unes sont remarquablement exactes.

La Mayenne est très présente sur les cartes les plus anciennes de l’exposition « Terres de papier ». Si l’on examine celles qui illustrent la géographie antique de la Gaule, on se rend compte que la totalité des cités gallo-romaines n’est pas représentée, loin de là, mais qu’une cité revient presque systématiquement : celle des Aulerques Diablintes, avec sa capitale Noviodunum (généralement écrit Neodunum, transcription littérale du mot grec employé par le géographe Ptolémée au 2e siècle).


On voit que les savants du 16e siècle se demandaient déjà où localiser cette cité. La bonne réponse n’a été trouvée qu’en 1739, date à laquelle l’abbé Lebeuf, chanoine à Auxerre, a démontré que Noviodunum était Jublains et donc que les Diablintes étaient dans ce qui est devenu le département de la Mayenne. Auparavant, les cartes traduisent une certaine errance à travers la péninsule armoricaine, mais quelques unes sont remarquablement exactes.

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Sur la route

Les routes sont peu représentées sur les cartes les plus anciennes. Nous vous proposons donc aujourd’hui de sortir des murs de l’exposition pour parcourir la route Paris-Rennes avant même sa construction au 18e siècle…

Charles Daniel Trudaine, administrateur des Ponts et Chaussées (constitue un atlas entre 1745 et 1780 qui comporte) les routes faites ou à faire (et leurs abords immédiats) dans les vingt-deux généralités des pays d’élections régies par des intendants.

3000 planches conservés en 62 volumes ont été conservées. L’intégralité de l’Atlas Trudaine a été numérisé et est disponible sur internet sur le site du ministère de la culture.

En cliquant sur le lien suivant vous retrouverez les planches de la route Paris - Rennes passant par Mayenne Laval et La Gravelle, ou les anciennes nationales 12, 162 et 137 (Paris => Rennes).

A bientôt sur le web ou au château de Sainte-Suzanne.

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Faisans écho à l’article précédent, nous rappelons que la semaine prochaine, le jeudi 27 et le samedi 29 sont programmés deux ateliers, la carte imaginaire pour les plus petits, et le petit cartographe pour les plus grands (+ d’infos)…

Faisans écho à l’article précédent, nous rappelons que la semaine prochaine, le jeudi 27 et le samedi 29 sont programmés deux ateliers, la carte imaginaire pour les plus petits, et le petit cartographe pour les plus grands (+ d’infos)

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Enseigner la cartographie aux plus jeunes

Nous trouvons dans l’exposition une carte dite de Levasseur. Elle figure parmi les cartes les plus accessibles sur internet, fait écho aux cartes analytique présente dans le cabinet de l’arpenteur, et illustre l’utilisation de la carte dans l’enseignement de la géographie.

carte Levasseur. la mayenne (src : wikipédia)

Ainsi que nous le confie Ferdinand BUISSON en  1911 : « le temps n’est plus où l’on croyait pouvoir enseigner la géographie à l’aide d’un simple livret donnant, sans cartes, la nomenclature des mers, des lacs, des montagnes (…) La carte est à l’enseignement géographique ce qu’est la collection d’images à l’étude de l’histoire naturelle (…)

Il fallait rompre avec cette cartographie artificielle, et depuis trente ans les efforts se sont multipliés pour regagner le temps perdu. Les cartes murales de M. Levasseur, (…) peuvent en des genres différents soutenir le parallèle avec la cartographie murale scolaire des Allemands. (…)

Jusqu’à ces dernières années, tous les atlas élémentaires, même les petits atlas d’école de l’Allemagne étaient plutôt faits pour les collèges que pour les écoles(…)


Mais si l’on veut trouver le véritable atlas primaire dans toute sa simplicité, à un prix assez réduit pour qu’il soit d’un usage général, c’est en France qu’il faut, croyons-nous, en chercher les débuts : d’abord, dans le Petit Atlas géographique du premier âge de M. Cortambert (vers 1840, Hachette)… »

(Source : inrp.fr)

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Devenir topographe le dimanche…

Parmi les objets facilement reconnus des visiteurs se trouve la chaîne d’arpenteur.
Outil essentiel dans la mesure des distances, cet objet illustre la préconisation de l’enseignement de l’arpentage et du nivellement par le gouvernement à la fin du 19e siècle.

L’arpentage « science pratique de la mesure de la terre (fournit) une application intéressante des notions de géométrie qu’ils ont acquises à l’école ». C’est aussi un moyen pour les instituteurs d’arrondir les fins de moi en offrant « un moyen de se rendre utiles plus tard dans les communes ».

Niveau d'arpenteur

D’autres instruments laissent plus dubitatifs, tel ce niveau d’arpentage. Dans le cadre de la fête de la science, un expert vous apprendra l’utilisation du plus moderne tachéomètre et vous invitera à participer au relevé du plan du château de Sainte-Suzanne.

A bientôt au château de Sainte-Suzanne ou sur le web…

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